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Sante mentale en echange : gerer le mal du pays et l'isolement

Posté par SophieBordeaux · 15 février 2026 · 10 réponses · 📖 Lire le guide
S
SophieBordeaux
Etudiante en psychologie, ancienne Erasmus
Joined: May 2020 Posts: 138
15 février 2026 #1
Salut la communaute. Etudiante en psychologie et ancienne Erasmus a Valence, je veux aborder un sujet dont on ne parle pas assez : la sante mentale en echange. Le mal du pays, l'isolement, la baisse de motivation. C'est normal, c'est frequent, et il y a des solutions. Partagez vos experiences, on en a tous besoin.

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M
MarionLyon
Etudiante en L3
Joined: Aug 2020Posts: 63
17 février 2026#2
Merci d'aborder ce sujet. J'ai vecu la phase 2 de plein fouet a Lisbonne, semaine 5-6. Je pleurais tous les soirs en appelant ma mere. Ce qui m'a sauvee : j'ai rejoint un club de randonnee local. Les premieres sorties etaient penibles (je ne parlais pas portugais) mais au bout d'un mois, j'avais un vrai groupe d'amis.
N
NicolasErasmus
Ancien Erasmus x3
Joined: Oct 2022Posts: 173
19 février 2026#3
Le conseil sur limiter les appels avec la France est contre-intuitif mais absolument juste. Pendant mon premier Erasmus, j'appelais mes parents tous les jours et ca m'empechait de m'ancrer a Prague. Deuxieme Erasmus, un appel par semaine, et l'adaptation a ete deux fois plus rapide.
T
ThomasExpat
Doctorant en cotutelle
Joined: Jun 2024Posts: 129
21 février 2026#4
Le paradoxe du retour est tellement vrai. J'ai eu plus de mal a me readapter en France apres mon annee en Allemagne qu'a m'adapter en Allemagne au depart. Personne ne vous prepare a ca.
A
AmelieGeneve
Etudiante en echange
Joined: Jun 2024Posts: 133
23 février 2026#5
Pour ceux en Suisse : les universites suisses ont d'excellents services de soutien psychologique, gratuits et confidentiels. A l'EPFL, j'ai eu un rendez-vous en 3 jours. N'hesitez pas, c'est concu exactement pour ce type de situation.
C
CamilleDuval
Freelance et etudiante
Joined: Jan 2019Posts: 128
25 février 2026#6
L'isolement m'a touchee a Lisbonne parce que je travaillais en freelance en plus des cours. Je passais mes soirees devant mon ecran au lieu de sortir. J'ai fini par m'imposer une regle : pas de travail apres 19h, meme si ca veut dire gagner moins ce mois-la.
G
GlobeTrotterEtudes
Blogueur voyage etudiant
Joined: Aug 2020Posts: 171
27 février 2026#7
Un truc qui m'a aide : tenir un journal quotidien de 5 minutes. Juste ecrire 3 trucs positifs de la journee, meme minuscules. Ca recalibre le cerveau qui a tendance a se focaliser sur le negatif quand ca va pas.
R
RomainToulouse
Etudiant en M1
Joined: Apr 2022Posts: 135
1er mars 2026#8
Le point sur l'alcool est crucial. A Budapest, beaucoup d'etudiants Erasmus gèrent leur mal-etre par les sorties et l'alcool (les bars sont pas chers, ca aide pas). Ca masque le probleme pendant quelques heures et ca l'aggrave le lendemain. Cercle vicieux.
L
LéaParisienne
Etudiante en double diplome
Joined: Jan 2019Posts: 32
3 mars 2026#9
Question : est-ce que le choc culturel inverse est plus fort quand l'echange a ete long (un an) ou quand il a ete tres positif ? Les deux ?
S
SophieBordeaux
Etudiante en psychologie
Joined: May 2023Posts: 100
4 mars 2026#10
Reponse a Lea : les deux facteurs augmentent l'intensite du choc inverse. Plus tu t'es integre et plus le sejour a ete long, plus le retour est difficile. C'est logique : tu as construit une vie la-bas, et tu la quittes. La bonne nouvelle c'est que ce choc est aussi temporaire que le premier.
M
MathildeLille
Etudiante en M2 FLE
Joined: Nov 2023Posts: 190
6 mars 2026#11
Merci pour les ressources. Je ne connaissais pas Nightline. Pour info, ils ont aussi un chat en ligne pour ceux qui preferent ecrire plutot que parler. C'etait mon cas et ca m'a beaucoup aide pendant une periode difficile a Varsovie.
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